Caractéristiques techniques:
Capteur:
Sony ICX249AK
Type de matrice
'Exview HAD' à matrice couleur secondaire
Grille de couleur
Jaune, Cyan, Magenta, vert
Structure du CCD
Transfert interligne périodique et obturateur électronique
Pleine capacité
90 000e en mode fast et 45 000e en mode progressif
Rendement quantique
45% (avec perte des filtres)
Bruit de lecture
12e RMS
Taille des pixels:
8.6µm (H) x 8.3µm (V)
Taille en pixels du capteur
752 (H) x 582 (V)
Taille en mm du capteur
7.95mm (H) x 6.45mm (V)
Taille de la Surface active
6.47mm (H) x 4.83mm (V) = 31.25 mm carré
Résoltution d'encodage
16bits par pixel
Pour illustrer mon opinion sur la MX7c, j'ai décidé de mettre en ligne ma réponse à un astronome amateur qui m'avait contacté à ce sujet.
La question était:
"...je serais très interessé par votre opinion sur la caméra CCD MX7C que vous utilisez et qui semble donner de bons résultats ; je souhaiterais connaitre votre opinion sur la plus ou moins grande complexité de prise de vue/CCD noir et blanc et idem pour le traitement de l'image."
"Depuis sa sortie, la MX7-C suscite bien des controverses. Certains vous disent même qu'il faut être ingénieur pour pouvoir utiliser cette caméra correctement. Les importateurs sont les premiers mal à l'aise sur le sujet car StarLight est très avare sur les informationsIl faut savoir que les caméras "One-Shot" comme la MX7-C ou la MX5-C sont ressentes et l'expérience des astronomes sur ce type de matériel aussi. Pour mieux cibler le principe je vais tenter de vous expliquer comment fonctionnent ces caméras et ainsi vous en comprendrez plus aisément la mise en oeuvre et la relative complexité. Tout d'abord, il faut savoir que la MX7-C utilise un système de filtres secondaires.
Sur la matrice cela se traduit par des lignes et des colonnes de photosites ou s'alternent des filtres Vert, magenta, cyan et jaune. On pourrait croire que la résolution de la caméra est donc divisée par le nombre de filtres ( 1 pixel couleur étant formé par les 4 filtres). En fait cela ne fonctionne pas tout à fait comme cela. Les filtres sont agencés de telle sorte que chaque filtre d'un photosite n'est jamais en contact avec un autre photosite ayant le même filtre. Du coup un pixel couleur se compose par une opération arithmétique faisant intervenir : valeur du photosite[x][y] avec photosite[x+1] [y] avec photosite[x+1][y+1] avec photosite[x][y+1]. En se décalant par exemple d'un photosite en horizontal on peut reproduire le calcul et ainsi de suite de ligne en ligne et de colonne en colonne. Concrètement, le résultat obtenu est une image légèrement lissée par rapport à une image équivalente faite avec une caméra N&B. Je dirais que la perte de définition est de l'ordre de 10 à 20% mais elle se trouve généralement compensée par le compositage de plusieurs images au moment du traitement.
Lors des prises de vue, nous n'obtenons pas directement des images couleur comme on pourrait le croire mais des images N&B. Si l'on regarde de plus prêt on s'aperçoit que les pixels des images sont légèrement différents les uns des autres en fonction des filtres qui leurs sont attribués. De manière générale, l'acquisition reste aussi aisée qu'avec une caméra N&B puisqu'à ce stade, il n'y a pas vraiment de différence. Une seule petite chose quand même en ce qui concerne des objets très brillants, comme les planètes, il faut toujours travailler en sous-exposé car sinon on risque de saturer certains filtres et du coup au moment du traitement les couleurs seront altérées.Pour le traitement, il nous faut maintenant extraire les informations de notre image brute. Pour se faire, on lance dans le logiciel de la caméra une fonction de synthèse des couleurs de l'image. à l'arrivée nous obtenons une image en quadri-chromie (Luminance, Rouge, Vert, Bleu). Le principe de la quadri-chromie est d'isoler la couleur de la lumière. Du coup, lorsque l'on veut, par exemple, augmenter les détails sur une image il nous suffit d'appliquer un filtre sur l'image de la luminosité. Les composantes couleur (R,V,B) ne sont là que pour donner la teinte du pixel comme un voile qu'on viendrait poser sur l'image pour lui donner sa couleur. Nous avons maintenant une image brute en couleur. A ce stade, je tiens à préciser quelques détails sur la médiocrité du logiciel de la caméra. Je travaille de mon côté à la réalisation d'un logiciel personnel. Mes travaux sur ce logiciel de traitement d'image m'ont montré que le logiciel de la caméra converti bien l'image en quadri-chromie mais l'affichage de l'image est par contre un peu erroné et donne des couleurs trop saturées et non naturelles. De même, le logiciel gère mal les couleurs lors de la saturation des pixels. Il ne fait aucun doute qu'il y a un défaut de conception flagrant. Ce problème semble résolu dans la nouvelle version en 32bit téléchargeable sur le site de StarLight mais cette version est toujours à son stade Béta depuis le début de l'année 2000 et n'a semble-t-il guère évolué. Le logiciel AstroArt par contre travail correctement mais le gros inconvénient c'est qu'il n'a pas été développé pour faire de la quadri-chromie " One Shot " et du coup il décompose une image de la caméra en 4 images (L,R,V,B) qu'il nous faut traiter indépendamment. Pour compositer, par exemple, 10 images on se retrouve avec 40 images à traiter. Et là, la pagaille s'installe... Autre détail irritant, il s'agit de la balance des couleurs. Une image brute n'a pas une balance des couleurs équilibrée. Sur des camescopes et autre systèmes d'imagerie couleur on dispose d'options de " balance des blancs " permettant d'équilibrer les couleurs. Avec le logiciel de la caméra (ou même AstroArt) on est bon pour se farcir le travail à la main en procédant à tâtons. Cela est aussi irritant que fastidieux et long. Dans la pratique il aurait été très simple d'implanter un algorithme qui fasse une " balance des noirs " avec le fond de ciel de l'image brute. Personnellement c'est la solution que j'ai développé pour mon logiciel et cela marche très bien en un clic de souris.
En conclusion, je dirais que la MX7-C est malgré ce qu'on en dit une très bonne caméra mais malheureusement elle me semble un peu en avance sur son époque. Du coup, les logiciels de traitement d'image astronomique rendent le travail fastidieux ou ne savent tout simplement pas traiter les informations correctement et c'est bien dommage."